Les formations, les projets d’art et de recherche

Dans le cadre de sa politique culturelle, l’université de Franche-Comté propose tout au long de l’année universitaire, sur les campus de Franche-Comté, des ateliers de médiation scientifique, accompagnement de chercheurs et doctorants, projets pédagogiques artistiques, résidences d’artistes, en collaboration avec les acteurs du terrain.

Les formations à la vulgarisation scientifique

Accompagnement à la médiation

Vous avez un projet de culture scientifique : rencontres avec des publics, interviews, création de supports, …
Tout au long de l’année, nous vous accompagnons et vous conseillons pour la médiation scientifique, de la rédaction du dossier à la mise en œuvre du projet.

Nous pouvons également vous mettre en relation avec des entreprises pour concrétiser les projets nécessitant des compétences spécifiques.

À destination du personnel de recherche, toute l’année, sur demande.

Création d'ateliers sur sa recherche - Ateliers Experimentarium

Formation-action pour apprendre à raconter ses recherches à des classes et du grand public, lors d'ateliers-discussions conviviaux de vingt minutes, en petits groupes. Autour d'objets sortis de vos labos, vous serez accompagné pour raconter de manière accessible votre quotidien et entraînerez les gens au cœur de votre recherche « en train de se faire » !

A destination des doctorants

Inscriptions et informations supplémentaires via https://adum.fr/as/ed/UBFC/formations.pl?mat=3565370

Ma thèse en 180 secondes

Accompagnement par des médiateurs scientifiques au concours MT180 qui consiste à présenter son sujet de thèse en 3 minutes sur scène. La formation se déroule en 3 étapes : une journée de découverte de l’exercice pour acquérir les bases et pouvoir postuler à la pré-sélection pour la finale régionale, une journée (si sélectionné pour la finale) de préparation plus en profondeur avec la participation d’un metteur en scène, et la journée de finale régionale avec une présentation devant des lycéens l’après-midi et au grand public le soir, qui débouche sur la remise des prix du public et du jury.

À destination des doctorants jusqu’à 1 an après la fin de la thèse.

Inscriptions et informations supplémentaires via https://adum.fr/as/ed/UBFC/formations.pl?mat=3565370

Média training

De nombreux chercheurs témoignent de leurs déceptions et incompréhensions suite à une interview dans la presse. Cette formation a pour but d’initier les doctorants et les chercheurs à appréhender les médias, à leur apprendre à parler simplement et efficacement de leurs sujets de recherche et à répondre à des interviews pour la télévision, la radio et la presse écrite.
De façon plus fondamentale, cette formation vise aussi à s’interroger sur la place des chercheurs dans le débat public.

A destination des chercheurs

Date de formations et inscriptions via https://adum.fr/as/ed/UBFC/formations.pl
Contact sciences-arts-culture@univ-fcomte.fr


Un artiste, un labo

Questionner les avancées de la recherche en les confrontant à l’univers de l’art contemporain, permet une approche innovante et inclusive de la démarche de création, que celle-ci soit scientifique ou artistique. C’est également rapprocher deux univers singuliers et permettre l’émergence d’une médiation nouvelle auprès des publics : imaginer la science par les yeux d’un artiste, offrir un espace de croisement des regards. Ces résidences permettent d’accueillir 1 à 2 artistes par an tout en mobilisant la communauté scientifique et pédagogique. Elles font l’objet de restitutions et de rencontres à destination du monde universitaire et du grand public.

Contact : Service sciences, arts et culture – Lucie Vidal - 03 81 66 51 86 – lucie.vidal@univ-fcomte.fr

# 2018 Sarah Ritter / Institut FEMTO-ST

L’artiste

Photographe plasticienne, Sarah Ritter ne travaille pas par anticipation, mais par « occasion », arpentage de terrains divers, sans savoir précisément à l’avance ce qu’elle cherche. Ces occasions lui permettent d’accumuler un certain nombre d’images qui, peu à peu, trouvent leur place dans son œuvre et s’articulent ensemble. Elle cherche un point de bascule entre le visible, le montré dans l’image, et ce qu’on ne voit pas. Au cœur de cette intention aveugle, le montage des images entre elles devient comme un chœur, équivocité affirmée. Sarah Ritter co-dirige le projet de recherche "Léviathan", basé sur Moby Dick d’Herman Melville, avec Cédric Loire à l’école supérieure d’art de Clermont métropole (ESACM). Elle expose dans différentes structures ou événements culturels comme le Granit (Belfort), les Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie (Québec), l’Institut Français d’Helsinki - Cable Factory, ou encore la Cité internationale des Arts (Paris). http://www.sarahritter.net

Le labo

L’institut FEMTO-ST (Franche-Comté Électronique Mécanique Thermique et Optique – Sciences et Technologies, UMR 6174) est une unité mixte de recherche, placé sous la quadruple tutelle de l’université de Franche-Comté, du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), de l’École Nationale Supérieure de Mécanique et des Microtechniques (ENSMM) et de l’Université de Technologie Belfort-Montbéliard (UTBM). Il compte aujourd’hui plus de 750 membres, départements scientifiques, services communs et direction confondus et est divisé en sept départements. Sarah Ritter a été accueilli dans le département d’optique au sein duquel l'optique et la photonique sont au cœur des recherches. Ces disciplines de prédilection sous-tendent également des activités significatives en microtechniques et en nanosciences. Par ailleurs, le département développe également des projets pluridisciplinaires dans ces domaines avec les autres départements de FEMTO-ST. https://www.femto-st.fr/fr

L’œuvre

Marcher - la lumière en tête
Installation en salle noire / 2018

L’installation est une plongée dans l’univers du laboratoire qui travaille sur le biomimétisme, autrement dit la science qui s'inspire des formes, matières, propriétés, processus et fonctions du vivant. Les recherches du département d’optique de l’Institut FEMTO-ST se basent entre autre sur les échanges d’informations, le lien entre la lumière et la transmission de l’information au sens large et s’inspire en partie du fonctionnement du cerveau humain. Sarah Ritter propose une interprétation artistique de ces recherches, en écho avec ses propres expérimentations photographiques et plastiques des liens entre l’humain et les espaces naturels.

Sur deux tables de manipulation optique issues du laboratoire, trois vidéoprojecteurs projettent des photographies dans des prismes provenant des archives et des objets patrimoniaux de l’Institut FEMTO-ST. Tantôt le prisme renvoie l’image sur les parois de la salle (murs, plafond), tantôt il est l’écran de projection même. En dialogue avec ces projections, une forme caustique, créée par un dispositif optique. Ici les instruments scientifiques deviennent médium artistique. Un voyage entre visible et invisible, à la fois poétique, sensoriel et onirique.

# 2019-2020 Fabien Léaustic / Institut Right

L’artiste

Fabien Léaustic est diplômé d’une école d’ingénieur et de l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris. Il poursuit ses recherches au sein du programme doctoral SACRe (Sciences, Art, Création, Recherche) financé par PSL (Paris Sciences Lettres). Il expose son travail dans différentes institutions comme le Palais de Tokyo et le CENTQUATRE (Paris), le Centre des arts d’Enghien les Bains, la Casa de Velazquez (Madrid), le FRAC Franche-Comté (Besançon), ou des structures indépendantes comme la Fondation Vasarely (Aix-en-Provence), l’Espace Pierre-Cardin (Paris). Ses œuvres entrent en résonance avec un processus scientifique et épistémologique qui sous-tend la base de son travail. Il explore les rapports d’échelle, les différents matériaux et médium pour proposer un travail allant du monumental au plus intimiste. Sensibilité, matière, mise en forme(s) et en espace(s) offrent ainsi des lectures multiples où la puissance d’évocation fait appel à nos imaginaires face aux différents phénomènes qui nous entourent. https://fabienleaustic.fr

Le labo

L’Institut RIGHT, UMR1098, Équipe TIM-C, Groupe « Autophagy, Epigenetics and T-cell Immunity in Cancer (AETIC) » s’intéresse aux rôles des acteurs de l’autophagie (un mécanisme cellulaire de réponse au stress) et des acteurs de l’épigénétique (un mécanisme de régulation de l’expression des gènes) dans le développement des cancers. Leurs projets de recherche sont axés sur des étapes importantes de la progression tumorale : l’agressivité tumorale et la formation de métastases et l’échappement des cellules tumorales au système immunitaire. Une meilleure compréhension de ces mécanismes permettra le développement de nouveaux traitements basés sur des approches de thérapie cellulaire et génique pour lutter contre le cancer. http://univ-fcomte.fr/pages/fr/umr-1098---relation-hote-greffon-8143.html

L’œuvre

Genèse d’un paysage médusé
2019 / Photographie couleur / Série de 3 images : 100x80 cm avec encadrements noirs

Il est possible d’isoler l’ADN présent dans les cellules et de le rendre visible à l’œil nu. Cette expérience a été réalisée par Fabien Léaustic avec les chercheurs du laboratoire. Ils ont mis au point une recette efficace (avec des produits du quotidien) pour précipiter l’ADN de l’artiste à partir de ses propres cellules buccales. L’ADN précipité de cette manière porte un nom : la méduse ADN. Ce qui a en partie inspiré le nom de cette série : "Genèse d’un paysage médusé". Les méduses d’ADN semblent ainsi flotter comme les nuages dans l’atmosphère, paysage faisant appel à notre imaginaire. Ces images jouent sur une vision en deux temps, le lointain et le proche, et posent la question au regardeur de ce qu’il est réellement en train d’observer de façon poétique et inattendue.

Fabien Léaustic a mis également à profit son temps de résidence pour poursuivre ses recherches avec un nouvel élément encore en travail qui intègre la série. Un projet vidéo réalisé avec le concours des chercheurs de l’Institut RIGHT et qui questionne nos représentations et la place de la recherche au XXIe siècle.

« Ce nouveau projet s’intègre à une réflexion plus vaste qu’est ma recherche doctorale ayant pour sujet d’étude la prospective. La recherche scientifique mettant en jeu la génétique constitue, à mon sens, une matière paradoxale portant à réflexion. C’est ce qui a orienté le souhait de travailler avec la matière plastique la plus proche, la plus intime, la plus immédiate, la plus directe, mais peut-être la moins intuitive : mes propres gènes. C’est la matière première la plus légitime que je peux utiliser car elle n’enlève rien à notre monde, je la puise en moi, à l’image du processus de création propre à chaque artiste. Ce qui est épatant, c’est que le résultat est une nouvelle sorte d’empreinte génétique unique, tout comme mon génome, qui devient alors un paysage non reproductible. De paysage, il en est question, signifiant peut-être que nous devons nous évader de l’impasse d’une vision anthropocentrée de notre rapport à l’environnement sur lequel nous agissons et inversement. » Fabien Léaustic

# 2020-2021 Evelise Millet

L’artiste

En biologie, le terme tropisme est le mouvement d’un organisme provoqué par son milieu ambiant, comme l’orientation des végétaux ou l’attirance de certains insectes à la lumière. C’est à ce principe de stimulus-réaction que la démarche d’Evelise Millet fait référence.

Elle scrute les modes d’apparition de l’image et les ephemera, les imprimés de tous les jours, notamment ceux développés par l’industrie touristique. Soucieuse de la relation qu’entretiennent l’affichage et l’espace collectif, elle puise dans ses photographies et trace des points de rencontre entre les signes et leurs structures, pensés et fabriqués pour être vus.

En explorant les dispositifs de vision, les fausses perspectives et les juxtapositions de plans, ses dessins interrogent les problèmes de représentation. Ce sont des paysages construits dans lesquels l’œil circule. S’aperçoit-on ainsi que l’objet du dessin n’est pas tant la représentation du sujet mais la représentation même.

http://www.evelisemillet.fr/

Le labo

Le laboratoire ThéMA (UMR 6049 - CNRS, UBFC) est un laboratoire de recherche spécialisé en géographie théorique et quantitative. Il s’organise en trois axes thématiques : (1) Paysage et cadre de vie, (2) Mobilités, Ville et Transports, (3) Intelligence Territoriale. Les recherches menées au sein de ThéMA portent sur la conception, le développement, l’utilisation et la valorisation des méthodes quantitatives pour l’analyse des structures et dynamiques spatiales.

# 2021-2022 Sophie Keraudren-Hartenberger

L’artiste

Diplômée en 2016 de L’École des Beaux-arts de Nantes Saint-Nazaire, Sophie Keraudren-Hartenberger développe un travail de sculpture, film, installation autour des liens préexistants entre l’infiniment grand et l’infiniment petit. L’exploration est menée dans différents lieux, naturels, industriels et scientifiques.

Par une approche multidisciplinaire souvent liée au lieu, la pratique de Sophie Keraudren-Hartenberger engage des dispositifs de révélations, à la frontière du visible et de l’invisible. Entre la profondeur et la distance, dans le néant auquel est réduit le paysage, aussi bien par les éléments qui le composent que par sa température. La recherche conduite porte sur la matière et les matériaux, sur la pellicule qui les sublime, au sens alchimique du terme. Le processus de travail nous invite à abandonner notre regard à de nouveaux prismes et spectres de couleurs, révélant une nouvelle physique aux multiples dimensions géométriques et sensibles.

https://sophiekeraudren.com/

Le labo

Le laboratoire ELLIADD (Edition, Littératures, Langages, Informatique, Arts, Didactiques, Discours) est constitué de 5 pôles :

  • Arts et Littérature (AL)
  • Conception, Création, Médiations (CCM)
  • Contextes, Langages, Didactiques (CLD)
  • Discours, Texte, Espace Public, Société (DTEPS)
  • Ergonomie et COnception des Systèmes (ERCOS).

Les multiples objets d’étude que rassemble le laboratoire sont rattachés à des grands champs de la recherche liés à l’humain : analyse de discours, littérature, arts de la scène, archives et patrimoine, linguistique et sémiotique, didactique, sciences de l’information et de la communication, sciences de l’éducation, ergonomie et numérique.

Chaque pôle incarne une coopération originale entre différentes disciplines et permet la mise en œuvre de projets transversaux fédérateurs.

L’œuvre

The particle field, (le champ des particules), 2022

Cette installation au casque de réalité virtuelle veut faire écho à l’origine stellaire des noyaux d’atomes qui constituent nos corps. Au centre d’un espace à la fois sombre et lumineux, une forme humanoïde est formée de multiples particules lumineuses.

Celles-ci naissent et disparaissent au rythme d’un battement sonore binaural émis au casque de réalité virtuelle, le son se mélange dans l’air avant de devenir audible. L’expérience immersive veut témoigner des liens étroits et invisibles qui relient l’Homme au cosmos.

# 2022-2023 Anne Fischer

L’artiste

Inscrit dans notre société de consommation, le design joue selon Anne Fischer un rôle majeur pour le futur de notre planète. Elle voit le consommateur comme un acteur et le design comme un scénario. Considérant le monde comme un écosystème où tout est interconnecté, Anne Fischer a une approche transdisciplinaire du design qu'elle utilise afin de développer des solutions localisées ayant un enjeu global. Elle puise son inspiration dans les domaines de la botanique, de l'ethnobotanique, de la santé, de l'artisanat ou des propriétés des matériaux.

http://www.annefischer.fr/a-propos.html

Le labo

Le laboratoire Chrono-environnement est une unité de recherche transdisciplinaire reconnue au niveau international rassemble toutes les compétences nécessaires pour comprendre les interactions actuelles et passées entre les sociétés humaines et l’environnement pour prévoir et prévenir les conséquences d’un changement global. Le laboratoire articule ainsi trois thématiques de recherche :

  • fonctionnement de la biogéosphère
    > comprendre les interactions biosphère-géosphère et élucider les règles de fonctionnement des écosystèmes aquatiques, terrestres et géosphériques.

  • écosystèmes, contaminants, santé
    > utiliser des approches environnementales pour étudier la santé humaine, la santé animale et la santé des écosystèmes

  • sociétés et environnements du passé
    > étudier l’évolution du climat, les interactions sociétés-environnements et l’impact des sociétés sur les territoires.

L’œuvre

Le site de La Beuffarde, situé dans une combe à 1 100 m d’altitude à côté des Fourgs (25), constitue un paysage caractéristique du Haut-Jura : forêt, prairie et tourbière. Cet espace « naturel » témoigne d’une domestication du paysage par les activités humaines depuis le néolithique, et en fait un terrain de recherche pour les scientifiques du laboratoire Chrono-environnement.

Paysage domestique d'Anne Fischer retranscrit les résultats de travaux scientifiques menés sur des forages de tourbe et déploie ainsi les 6 000 ans d’histoire de l’évolution de ce paysage. Les 3 axes investis par cette installation murale suggèrent un espace entre la représentation factuelle et décorative d’un paysage naturel. Par l’esquisse, le projet se définit comme un travail préliminaire et une étape de transition tant sur le plan formel que réflexif. Le devenir de ce paysage est laissé en suspens.

 

# 2023-2024 Quentin Didierjean

L’artiste

Quentin Didierjean est Écodesigner formé à l’École Supérieure de Design de Troyes, il a poursuivi sa formation à l’École Nationale Supérieure de Création Industrielle. Ses recherches s’articulent autour des manifestations de la transition environnementale dans notre univers domestique. Ses projets le conduisent à explorer la transformation de matériaux responsables, le lien entre artisanat et nouvelle technologie, la création de scénarios d’anticipation sur les modes de vie du futur.

Le Labo

Quentin Didierjean est accueilli au sein de l’équipe SHARPAC du département ENERGIE de l’Institut FEMTO-ST. Cette équipe de recherche développe son activité scientifique dans des domaines en plein essor et au cœur d’enjeux sociétaux et environnementaux majeurs : l’hydrogène-énergie pour des applications liées au transport ou à des usages stationnaires.